L’apocalypse eut lieu le 12/12/2012, Introduction au stage au Pentanal (part 1)

Examens terminés, cadeaux de Noël empaquetés, j’ai enfin un peu de temps pour vous parler de la mystérieuse catégorie, qui n’en est plus une depuis quelques temps. Vous pouvez d’ailleurs découvrir cette dernière dans l’onglet des catégories. Mais foin de mise en bouche, entrons dans le vif du sujet!

Mon mentor et tuteur de stage, Karl-Ludwig Schuchmann, Ornithologue et spécialiste en écologie tropicale de son état, avait insisté pour que nous nous voyions en chair et en os à son bureau, à Bonn, quand il n’était pas sur le terrain au Brésil. Difficile de trouver un moment pour aller le voir, l’emploi du temps en Master 2 étant tout de même assez chargé en fin de semestre, je résolu de prendre trois jours de ma semaine de révision pour rendre visite à celui que je ne connaissais que par les courriels que nous échangions.

Un jour pour aller en voiture à Metz, où je possède de la famille (oui, je suis à demi lorrain) mon cher papa ayant eu la gentillesse de me conduire (d’autant que l’hospitalité de mon grand-oncle et ma grande-tante sont proverbiales), une journée pour me débrouiller seul avec des trains pour aller et revenir de Bonn tout seul (faut pas exagérer non plus) , et enfin une journée de retour en voiture.

« Sur le papier ça sonne bien pourtant! »

Ne disons pas le contraire, le 11 et le 13 décembre, les trajets se sont très bien passés, et retrouver mes cousins a été un vrai bonheur. C’est la journée du 12 qui a été un véritable cauchemar. Non pas à cause des allemands, qui m’ont été d’un grand secours, mais de ce @ »é' »(($ de système ferroviaire allemand, qui n’a, je dis bien, STRICTEMENT RIEN a envier à notre SNCF national. Retenez bien ce nom, voyageurs outre-Rhin, car il s’agit bien de la bête qui nous détruira tous un jour. Il s’agit de la DB.

Or donc, nous partîmes pour la gare de Metz dans l’optique de prendre un premier train pour Forbach, sur la frontière franco-allemande. Aprés avoir un brin flippé car ledit train avait cinq minutes de retard (ce qui n’est rien, comme vous le découvrirez plus tard), je montais seul dedans. Rien de bien phénoménal sur ce trajet. La gare de Forbach était petite, et j’attendis le train suivant, vers 8h48, qui devait m’emmener à Manheim. Celui-ci arriva à 9h. Montant dedans, j’eus le plaisir d’entendre trois langues différentes autour de moi, preuve de mon déplacement international, mais également occasion d’exercer mon anglais un peu défectueux, mais néanmoins compréhensible (et une bonne révision pour mon examen d’anglais de surcroît).

Hélas, trois fois hélas, le train n’alla pas jusqu’à Manheim, mais dut s’arrêter à Stuttgart, pour problèmes techniques. Les communications du personnel se faisant en trois langues, il ne me fut pas compliqué de comprendre qu’il me fallait prendre le train de la voie d’en face. Le véritable problème était que ce train démarra après 30 minutes. 30 minutes! Comment récupérer ma correspondance à Manheim? Après avoir informé l’équipe franco-allemande qui gérait le train, j’entendis une communication m’enjoignant de récupérer à Manheim le train de 10h52 sur la voie 8. M’y rendant à toute jambe, et ne voyant Bonn inscrite nulle part, je demandais (en anglais bien sûr) aux voyageurs si ce train y conduisait bien. Ils furent incapable de répondre, et le train partit sans moi. Avec le recul, je pense qu’il y conduisait bien.

Je me rendis chez les employés des voies afin d’obtenir des informations supplémentaires. On m’enjoignit de récupérer un train à 12h 46, moi qui avait rendez-vous à Bonn à 13h. La mort dans l’âme, j’appelais mon tuteur par portable, et ce fut une fille ne comprenant quasiment pas l’anglais qui me répondit, et me raccrocha au nez. J’avais pu heureusement comprendre à quelle heure M. Schuchmann serait à son bureau, ce qui me permit de le prévenir par la suite.

Après 1 heure et demie à apprécier le bon air allemand, je me rendis sur la voie où mon nouveau train devait arriver. Il avait une demi-heure de retard, évidemment, et les annonces étaient faites en allemand. L’une d’entre elles, d’ailleurs, engendra un comportement d’exaspération chez mes voisins germaniques. Les sollicitant (en anglais, ça va de soi), j’appris qu’un problème technique obligeait le train à s’arrêter à la prochaine gare, et que nous devions prendre celui d’en face, qui arriva après une demi-heure d’attente.

Je crois qu’à ce moment j’ai expérimenté un nouveau sentiment (on pourrait même parler de qualie): je ressentais un malaise profond, assez proche de la déprime, car outre le fait d’arriver en retard à ma destination, je me demandais si je pourrais en repartir. Je ressentais également une haine et une colère grandissante envers la DB, ce qui ne me permit pas d’apprécier à sa juste valeur le paysage vallonnée avec ses villages caractéristiques que je découvris. Non, je crois qu’à ce moment là je détestais le monde entier.

To be continued…

~ par Tyvaneir sur 21 décembre 2012.

2 Réponses to “L’apocalypse eut lieu le 12/12/2012, Introduction au stage au Pentanal (part 1)”

  1. On appelle ça « Loi de Murphy ». ^^

  2. Belle description du stress….On peut s’y croire

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